Le système de gestion scolaire - Edubicle devient School Champion

Réunion de crise Kandia-Syndicats, hier / 4h d’échanges houleux sans fumée blanche : Les guides religieux et chefs traditionnels appelés en pompiers

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Le ministre de l’Education nationale, Kandia Camara, a sollicité la médiation des chefs et guides religieux, des chefs traditionnels et des parents d’élèves pour sauver l’école. Hier lundi, à son cabinet, les chefs et guides religieux qui avaient à leur côté les chefs traditionnels, ont eu une rencontre avec les différents syndicats du secteur éducation formation. La rencontre qui a duré de 10 à 14 h05, n’a pu trouver de solution à la crise. La rencontre a accouché d’une souris, pourrait-on dire tout net. Plaidant une accalmie à l’école, Kandia Camara a dit ceci :«Le gouvernement, dans le budget 2013, a prévu une enveloppe de 42.600.000.000 francs pour régler les questions liées aux revendications des enseignants mais aussi de tous les travailleurs. En plus des questions liées à l’école, il y a le secteur privé à qui l’Etat doit beaucoup. L’objectif que nous visons tous, c’est l’amélioration de l’école ivoirienne.

Cette école, autrefois locomotive de la sous région, est, aujourd’hui, en dernière position du classement des écoles de la sous région. Et tout cela, à cause des arrêts de travail… C’est pourquoi, nous vous demandons d’être indulgents. Si nous pouvions faire plus, le gouvernement l’aurait fait. Donnez la chance à nos enfants d’être des acteurs de développement. Vous et nous avons les mêmes objectifs, la formation des enfants de ce pays». Rappelant les efforts du gouvernement, elle a déclaré, «Nous ne refusons pas de respecter nos engagements, ce que nous demandons à nos partenaires, c’est d’accepter l’effort qu’a fait le gouvernement. Nous sommes conscients de leurs préoccupations, nous leur demandons de patienter.

La plus belle femme ne peut offrir que ce qu’elle a. Beaucoup de moyens ont été investis depuis la sortie de crise pour sauver l’école. Quand je vois les efforts entrepris par le gouvernement et les parents d’élèves et nous retrouver à des taux de réussite de 20%, c’est grave. Tant qu’à faire, autant fermer l’école. Si ça continue ainsi, on va fermer l’école» a-t-elle martelé. Les échanges qui ont été houleux, par la suite, n’ont pas donné de résultats espérés suite à cette rencontre. Les syndicats, à travers leurs porte-parole, Mesmin Comoé (Midd), Jean Yves Abonga (Synaffetpci), Bli Blé David(Ceeppci) tous membres de l’Intersyndicale du secteur éducation-formation (Isef), instigateur de la grève du 14 janvier 2013 prochain, comprenant une trentaine de syndicats, ont salué l’initiative des chefs traditionnels et guides religieux, «ont demandé une date et une réponse précise quant au restant des 25% et les arriérés y afférents. Le gouvernement ne nous donne pas de date précise». Sur la question, Kandia Camara s’est voulue très claire «Le budget 2013 est bouclé, rien ne peut être fait. Le forum social était prévu pour échanger sur les autres points restés en suspens». Après 4h d’échange, Gangan Nicodème, au nom des chefs traditionnels et des guides religieux, se voulant optimiste, a fait savoir que les échanges avec les syndicats allaient se poursuivre pour un meilleur avenir de l’école ivoirienne. «Nous sommes aussi des parents d’élèves, nous allons leur demander de libérer les notes pour que nos enfants soient évalués avant d’aller en congé de Noël» a-t-il dit. Pour Traoré Siaka, secrétaire général du Synesci, la rétention des notes demeure.

Jean Prisca

Source d'info: Abidjan.net

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